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Le chemin de fer

Quand il délibère, dans les années 1864 et 1865, à propos du chemin de fer, le conseil municipal a vu se constituer autour de Miramont, un réseau ferroviaire délimité par les grands axes de Bordeaux vers Agen, d'Agen vers Périgueux et de Bordeaux vers Angoulème. Il comprend qu'il est primordial pour la commune que ce réseau se densifie au risque de la voir éloignée de ce nouveau moyen de communication. Tout l'enjeu est donc de promouvoir une ligne nord-sud vers Bergerac et Ouest-Est de Bordeaux vers La Sauvetat pour rejoindre l'axe précédent...

Le schéma d’implantation du chemin de fer sur le territoire national a déjà pris son allure générale quand le conseil municipal de Miramont de Guyenne délibère, en 1864, pour souhaiter le passage d’une voir ferrée sur la commune.
Après la période de tâtonnement et d’expérimentation, la loi de 1842 pose le principe « d’un système de chemin de fer se dirigeant de Paris sur l’Angleterre, l’Allemagne, la Méditerranée et sur la frontière d’Espagne, par Tours, Poitiers, Angoulème, Bordeaux et Bayonne, sur l’Océan, le Centre de la France et d’autre part de la Méditerranée sur le Rhin et de l’Océan sur la Méditerranée». Cette configuration, l’étoile de Legrand, déterminera la physionomie de notre réseau ferroviaire.
Dans le Sud-Ouest, de par les initiatives de la Compagne d’Orléans et de la Compagnie du Midi, les grands axes ont été créés : 1855 a vu la liaison Marmande-Tonneins concrétiser le prolongement de la ligne Bordeaux en direction de Toulouse ; plus tôt, en 1852, Angoulème était relié à Bordeaux ; en 1863 Agen était raccordé à Périgueux. Le triangle était encore resserré par la liaison Périgueux-Coutras en 1857.
Dans ces premières réalisations, la route Impériale N° 133 n’a pas été retenue comme l’axe structurant les liaisons avec l’Espagne, malgré les évidences que veut souligner le maire de Miramont dans la séance du 19 juillet 1864. Au contraire, on constate des forces d’attraction vers Bordeaux d’une part et vers les bassins de Decazeville et de Carmaux d’autre part à partir de Monsempron. Nos territoires sont laissés à l’écart des lignes de transport ferroviaire. Il faudra attendre la création des chemins de fer d’intérêt local et le plan Freycinet pour relancer le maillage.
Dans cette toile qui se tisse, se serre et se resserre, comment Miramont de Guyenne pourra tirer son avantage? Quels enseignements pourra-t-on tirer des volontés exprimées et des choix retenus? Peut être trouvera-t-on, en feuilletant ces folios d’histoire, quelques éléments de réponse.