Voir aussi les autres articles...Les pièces jointes donneront de plus amples détails.

En Pays de Duras.

Le territoire est riche de patrimoine, son château bien sur, mais aussi les villages tout au long de la vallée du Dropt que l'on peut compter depuis le belvédère de Monteton. Les 13 clochers.. mais aussi les paysages qui poursuivent leur chemin vers Monségur ou s'éloignent vers Sainte Foy la Grande..

 

 Monteton

 

 

 

 

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Une église, un château, un panorama...

"L’église paroissiale de Notre-Dame de Monteton, du XII ème siècle, se compose d’une abside , d’une travée de choeur voutée, en berceau plein cintre, d’une nef de quatre travées, de la même largeur que le sanctuaire, recouverte d’un berceau à cintre brisé renforcé par des doubleaux. Ses constructeurs ont eu l’idée de placer les contreforts à l’intérieur de la nef et de les relier par des arcades. Cet essai n’a pas été fait à demi : ces contreforts intérieurs sont en avancement de 1 mètre sur la clôture méridionale et de 1m70 sur la clôture nord. Ainsi, l’espace laissé vide entre les supports aurait à la rigueur suffi pour des chapelles secondaires, car l’établissement d’un autel n’exige pas plus de 1m 70 de surface. On a, néanmoins; tenu les arcades un peu basses.
L’église de Monteton est d’une solidité inébranlable. On pourrait décupler ses proportions sans risques d’accident. On aurait quelque chose approchant de la cathédrale d’Albi, immense vaisseau qui pourrait être voûté en berceau aussi bien qu’en croisées d’ogives - c’est l’opinion de Viollet-le- Duc - tant est robuste le rempart continu de ses contreforts intérieurs reliés par des arcades.
Quelques détails de l’église de Monteton méritent d’être signalés. En dépit de la puissante armature intérieure qui soutient la voûte, de minces contreforts ont été élevés à l’extérieur. Assurément c’est une concession à la coutume, un excès de précaution.
Deux doubleaux portent sur des cul-de-lampe. Des demi- colonnes correspondent l’arc triomphal et au doubleau de la plus haute travée de la nef. Leurs chapiteaux sont ornés, l’un de deux rangs de feuilles, l’autre de deux monstres fantastiques, le troisième de branches croisées et de deux personnages placés sur les angles. Un des abaques a pour profil une série de cavets, un autre est décoré de palmettes. Le style de ces divers motifs de sculpture accuse le XIIème siècle. Les fenêtres, au nombre de cinq dans lé sanctuaire et de trois dans la nef, sont toutes à la romane. Le portail ouvert au sud est du XVème siècle.
Cette église dépendait d’un prieuré de Bénédictins»
G.Tholin Supplement aux Etudes sur l'architecture religieuse de l'agenais. page 251

 
 

Un document du 2 mai 1682 intitulé « MÉMOIRE des gentilshommes de la généralité de Bordeaux qui font faire dans leurs maisons et châteaux l'exercice de la religion prétendue Réformée. » Fait l’inventaire des personnes et des lieux de pratique protestante. (archives historiques du département de la gironde. Tome 15.) On peut y lire : « La dame de Monteton fait aussy faire ledit exercice dans son château de Monteton depuis plusieurs années. L'on y fait le presche tous les dimanches, et fort souvent l'on y appelle d'autres ministres que le sieur Bourrée, qui estoit leur ministre ordinaire. L'on y fait aussy des baptesmes, des mariages, et la cene, et l'on s'y sert d'une cloche.

La dame de Theobon fait aussy faire ledit exercice dans son château, comme ayant la haute justice du lieu, mais cet exercice n'est pas fort ancien. »

Cette dame de Monteton n’est autre qu’Anne de Briquemaux, épouse de Pierre Digeon, baron de Monteton et de Perrières, né après 1623, décédé entre 1667 et 1685. La famille Briquemaux était une famille de forte tradition protestante ayant soutenu Condé et Coligny, au cours des guerres de religion. (La France protestante ou vies des protestants français oui se sont fait un nom dans l'histoire. Page 130 et svt) La révocation de l’édit de Nantes, le 22 octobre 1685, provoqua le départ de nombreux protestants vers l’étranger, Pays bas et Prusse notamment, abandonnant leurs biens.  
 
Le château fut un haut lieu du protestantisme comme on peut le voir dans les documents suivants :

La revue de l’Agenais de 1892 page 321 et suivantes, donne le texte d’un « Estat de ceux de la religion prétendue réformée, et nouveaux convertis de la sénéchaussée d’Agen qui ont quitté le royaume, qui y possédaient des biens fonds, et des adjudications faites des revenus. » Ce texte donne la liste des biens en cause et les prétentions des membres de la famille à vouloir bénéficier de ces biens. On trouve dans cette liste Dame Anne de Briquemeaux, dame de Monteton, en tant qu’usufruitière des biens de Pierre Dijeon, sieur de Monteton. Nombreux sont les prétendants au point que le texte conclut ; «  C’est une succession fort embrouillée; il faut que celui qui aura le don de cet usufruit soit en estat de soutenir tous ces procès au parlement de Guienne, et celui a qui l’on le donnera n’aura pas une chose fort considérable, mais il est nécessaire d’en faire le don par ce que tous les créanciers demandent à être payés »……….

Saint Jean de Soumensac

Sous l’ancien régime Saint Jean de Soumensac, sa succursale Notre dame de Soumensac et son annexe saint Etienne d’Agassas, était une cure . L’église de saint Jean était l’église matrice. De fait à la fin de l’ancien régime l’église Notre Dame était devenue église principale.L’église paroissiale de saint Jean est du XIII siecle. Le chœur à cinq pans est vouté en berceau brisé. La nef est accostée d’un bas coté au sud. Deux piliers ronds établissent la séparation  Cette addition date de la dernière époque gothique. Ces deux vaisseaux sont dépourvus de voûtes. 

 

Saint Front. 

 Sous l’ancien régime cette paroisse avec son annexe de Malromé, était un membre de la commanderie de Roquebrune en Bazadais. Elle formait une cure de l’archiprêtre de Besaulme puis de Sainte Foy. Dans leur projet de circonscription les Constitutionnels firent de l’Eglise de Saint Front un oratoire de Pardaillan et celle de Malromé une chapelle de secours de Soumensac. A l’Organisation(1809) les deux églises furent supprimées, le territoire de Saint Front fut réuni à Pardaillan, celui de Malromé à Soumensac... En 1837 la paroisse de Saint front a été distraite de Pardaillan et érigée en succursale du canton de Duras. Elle a cependant toujours été desservie par le curé de Pardaillan ; L’église est longue de 16 cannes, large de 6, haute de 7, non lambrissée…Elle ne forme qu’une nef sans transept ni bas côtés, Un petit clocher triangulaire la surmonte où il y a une cloche de 900 livres datant de 1837

 

 Saint Pierre de Loubes.

 Sous l'ancien régime, Saint Pierre de Loubes avec ses annexes Saint Martin de Montaillac et Notre Dame d'Uffer était une cure d'abord de l'archiprêtré de Besaume puis de l'archiprêtré de sainte Foy. Avant le Réforme Loubes formait une cure à part. Uffert en formait une autre avec Saint André de Théobon et saint Martin de Montaillac comme annexes. Dans leur projet de circonscription de 1792 les constitutionnels conservèrent à Loubes son titre de cure, firent de l'église d'Uffer un oratoire de Soumensac et supprimèrent celle de Montaillac. 

 A l'organisation (1803)  Loubes fut érigé en succursale du canton de Duras. Montaillac reçu le titre d'annexe...l'église d'Uffer d'abors érigée en succursale fut supprimée en 1808.C'est depuis une annexe sans titre légal. «L'église de Loubes du XII et XVI ème siècle son abside romane est voutée en cul de four (Voûte formée d’un quart de sphère. Les absides de la plupart des églises romanes sont voûtées d’un cul-de-four.), La première trame de la nef est délimitée par des dosserets flanqués de demi-colonnes. Elle est assortie de croisillons qui paraissent être une addition de la dernière période gothique, à laquelle appartiennent les voutes de ces édicules ainsi que les trois grandes croisées d'ogives qui recouvrent la nef,

 M de Scaraille (curé de la paroisse) avait un goût artistique assez sur pour son époque. Le 17 novembre 1852 il écrivait à un vicaire générald'Agen : « Les mauvais prêtres italiens qui autrefois ont emporté beaucoup trop d'argent du diocèse d'Agen, ont soumis cette pauvre église de loubes au supplice du badigeon. Le coeur m'en saigne toutes les fois que j'y entre. Le sanctuaire, l'autel de la saint Vierge, avec leurs rideaux de théatre, m'inspirent une profonde pitié.

  

L’église de Bernac  

Cette église dépendait, sous l’ancien régime de l’archiprêtré de Besaume puis de celui de Sainte Foy, comme nombre de paroisses du secteur. Dans leur projet de circonscription les Constitutionnels en firent un oratoire de Loubes, l’Organisation l’érigeait en succursale du canton de Duras. L’église à 16 cannes de long, 6 de large et 6 de haut…Elle a été exhaussée de deux mètres en 1853 et recouverte d’un plafond en lattis plâtrés. « L’église paroissiale de Bernac e été refaite en partie, à une époque moderne, sur des fondations romanes. L’abside est précédée d’une travée qui est décorée de chaque côté par une triple arcature extradossée.( Voûte extradossée, Voûte dont le dehors n’est pas brut, c’est-à-dire dont le parement extérieur est aussi uni que celui de la douelle. DOUELLE. s. f. Terme d'Architecture. Il se dit de la coupe des pierres propres à faire des voûtes, de la courbure d'une voûte.) La nef plus large que le chœur est vouté en berceau plein cintre sans dubleau (Arc renforçant le berceau d'une voûte).Le portail à l’ouest est dans le style du XVI ème siècle. Au devant de la façade s’étalent deux magnifiques sullys (des ormes) ». (M.G Tholin) «  Il y a une cloche neuve de 900 livres.